Les portes de Valenciennes (Famars, Quesnoy, Mons, Poterne, Lille, citadelle et Anzin)

Valenciennes, ville fortifiée

La situation limitrophe de notre région et donc de Valenciennes a eu pour conséquences de nombreux combats et des sièges à différentes époques. Pour protéger la ville, il fallut donc ériger des remparts.

Les remparts longs de près de 4 km sont la résultante de travaux d’amélioration du 16ième siècle à la fin du 19ième siècle. Il est difficile de s’imaginer la taille de ces fortifications tant il ne reste plus que quelques traces, ici et là.

(voir la reproduction du plan issu de la Bibliothèque Nationale: travaux de Vauban)

 

 

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La première porte que nous vous proposons est la porte de Famars qui était plus connue avant sous le nom de Porte de Cambrai.

Cette porte, comme les autres d’ailleurs, portait les signes et les symboles d’une royauté forte et victorieuse. Elle était gardée par un pont-levis. (voir photo)

La porte vue de l'extérieur

 

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La porte vue de l'intérieur. On peut remarquer les corps de garde.

 

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La rue de Famars en février 2012

 

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La porte suivante est la porte du Quesnoy (anciennement Porte Cardon). Cette porte donnait accès à la rue du Quesnoy.

D’après un article parut dans la Voix du Nord du 9 janvier 1986, la rue du Quesnoy n’est dénommée ainsi que depuis 1810. Avant, elle s’appelait rue Cardon et son tracé a été bien modifié.

Toujours d’après la Voix du Nord du 10 janvier 1986 cette fois :

Photo 1

La porte du Quesnoy et le flanc droit du bastion dit de Cardon. Cette vue a été prise le 28 octobre 1890. On distingue la façade de la porte.

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Photo 2

Vue prise à l’intérieur de la ville le 1er mai 1891. La petite porte à cintre surbaissé sur la gauche date du XVIème siècle. La grande ouverture à plein cintre est la porte du Quesnoy construite à double voie en 1882 pour permettre l’écoulement facile des troupes en cas de guerre.

 

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Photo 3

Elle a dû être prise à la même époque. Le titre de la photo parle de lui-même.

 

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Photo 4

La rue du Quesnoy en février 2012

 

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Afin d'avoir une idée de l'importance des fortifications de Valenciennes, voici deux vues de l'espace entre les deux portes (Famars et Quesnoy) dont il reste une partie: la tour de la Rhonelle.

 

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La porte suivante est la porte de Mons.

Elle s'ouvre bien sûr sur la rue de Mons et voici un extrait d’un article paru dans « La Voix du Nord » le mardi 2 novembre 1971.

Telle qu’on la connaissait avant-guerre, la rue de Mons avait été formée de trois rues successives. Dans sa première partie (maintenant disparue) qui allait de l’ancien tracé de la rue du Quesnoy à la rue de la Viévarde, elle était dite « rue des Mols fromages » à cause d’un marché qui se tenait en ce lieu. De la rue de la Viévarde à la rue des Capucins, on la voit désignée jusqu’au début du XIXième siècle sous le nom de « rue Dessous la Vigne », qui lui venait du temps où les pentes de l’ancienne « Couture » voyaient encore pousser quelques ceps. Au-delà, jusqu’aux remparts, elle était dite « grande rue de Mons ».


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Voici la rue de Mons aujourd'hui. Vue prise du rond point près de la place Poterne.

 

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La place Poterne connue pour ses manèges lors de la ducasse ou lorsque le cirque Gruss montait son chapiteau, doit son nom à la porte d'eau qui se trouvait sur le vieil Escaut qui passait dans le bas. La photo suivante a été prise de l'intérieur de la ville, près de l'Abattoir, le 3 novembre 1890. A l'intérieur de la porte se trouvait une herse.

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La place Poterne en mars 2012 avec le Phénix dans le fond.

 

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La porte de Lille ou de Tournay ou porte Tournisienne était, d'après d'Outreman, "l'une des plus belles et des plus magnifiques d'Europe". D'après M. Salamagne, dans son livre sur les fortifications de Valenciennes, elle fut construite à partir de 1360 sur les plans du plus célèbre des maîtres-maçons du XIVe siècle, Jehan d'Oisy. Un incendie ravagea ses parties hautes en 1821. Sa démolition engendra de nombreuses discussions passionnées.


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L'entrée de la rue de Lille, près du lycée H. Wallon


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Enfin la dernière porte ou plutôt les dernières portes que nous vous proposons sont la porte de la citadelle et la porte d'Anzin. La citadelle se trouvait au niveau des ponts qui enjambent l'Escaut et la ligne de chemin de fer en partant vers le lycée technique Villars. C'est dans ce secteur que se trouve le parking Lacuzon. On peut voir les restes des remparts de Valenciennes en allant derrière le centre de contrôle technique de l'A.C.N.F. (voir photos). La porte d'Anzin, bâtiment de 15m de long, avait un pont-levis permettant de passer l'Escaut et d'aller vers le Pâté.

Porte de la citadelle, front intérieur                   Porte d'Anzin de l'intérieur de la Citadelle

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Le secteur de la citadelle aujourd'hui

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Fin de l'article.

Date de dernière mise à jour : 2012-11-15 15:21:37

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