Histoire

La bataille de Denain

Première partie

Vers la fin du 17ème siècle, suite au jeu des alliances et successions, la France de Louis XIV se trouva affaiblie. La succession d’Espagne  avait entraîné plusieurs batailles contre les Austro-Anglais-Hollandais  (Prince Eugène de Savoie et Duc de Malborough puis Duc d’Ormond), dont l’issue n’avait pas toujours été favorable aux Français. En cette année 1712, il reste au Prince Eugène, à s’ouvrir la route vers Paris. Ses troupes sont stationnées dans le Douaisis et les magasins de ravitaillement étaient concentrés sur Marchiennes. Les Français, sous la conduite de Villars, se trouvant plus vers le Cambrésis et l’Arrageois. En juin 1712, Eugène prend Le Quesnoy et le 17 juillet 1712, le clocher d’Avesnes le Sec est incendié. Villars sait que, seule la victoire sauvera la France mais que faire?

Chacun connait la version officielle, mais cette bataille qui eut une importance capitale, suscita bien des commentaires qu’il est intéressant de lire sous la plume d’André Jurénil dans le livre « Le 24 juillet 1712, la bataille de Denain ». Il est question, entre-autre, d’une « belle italienne à Marchiennes » « d’un curé et d’un Monsieur Lefebvre d’Orval » et « des hésitations de Villars à mener son attaque sur Denain puis sur Landrecies pour revenir sur Denain ». Ce revirement permet de parler d’un personnage très important dans la victoire de Denain : Montesquiou. Il était le second de Villars. C’est lui qui aurait insisté pour manœuvrer comme cela l’avait été prévu, c'est-à-dire sur Denain. De toute façon, les hésitations de l’un et de l’autre ont semé le trouble dans la tête du Prince Eugène. 

La version officielle est que Villars décide le 23 juillet 1712 de faire une manœuvre de diversion pour attirer Eugène vers Landrecies. Un détachement prend position à Haspres pour bloquer le passage de la Selle. Le Prince met alors en marche ses troupes pour Landrecies. C’est fait.

Le 24 juillet au matin, les troupes françaises passent le long de la Selle et Villars se positionnent au moulin d’Avesnes le Sec (point d’observation).

 

 


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